Les avancées de la pré-COP21

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La COP21 doit démarrer le 30 novembre. Ces derniers jours ont été le théâtre d'intenses discussions pour aplanir les derniers différents. Du 8 au 10 novembre, la pré-COP21 a ainsi réuni à Paris 70 États du monde entier, dont 60 représentés directement par leurs ministres. "Une pré-COP n'est pas un temps pour négocier, mais pour créer un climat de confiance avant l'échéance cruciale", estime Manuel Pulgar-Vidal, ministre péruvien de l'environnement. Il est aussi le président de la COP20. Dans quelques jours, il va donc céder sa place au ministre français Laurent Fabius pour présider la COP21. Mais pour l'instant, Manuel Pulgar-Vidal siffle la fin des préparatifs : "En cinq ans, depuis la conférence sur le climat de Cancun, nous avons pris suffisamment de temps pour discuter. Le temps est venu de décider".
 
Quatre sujets étaient à l'ordre du jour de cette pré-COP21: l'ambition du futur accord de Paris, son équité, les financements à mobiliser après 2020 et les actions concrètes à mener avant 2020. Au final, cette pré-COP s'est achevée avec "trois messages clés, retient Christina Figueres, secrétaire exécutive de la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. D'abord, "les ministres ont réaffirmé qu'il était toujours entièrement possible d'arriver à un accord utile et ambitieux à l'issue de la COP21". Ensuite, cet accord "n'est pas seulement possible, mais nécessaire". Enfin, il y a "urgence". Il faut dire que les rapports se succèdent pour tirer la sonnette d'alarme. Les Nations-Unies viennent notamment de dresser le bilan des contributions des États à la COP21, celles qui avaient été remises au 1er octobre. Les pays concernés sont responsables de près de 90 % des émissions de gaz à effet de serre mondiales. La conclusion est sans appel. Ces contributions, ajoutées aux politiques actuelles, ne représentent que la moitié de l'effort nécessaire pour limiter le réchauffement à 2°C.
 
Pour faire mieux, la pré-COP devait lever certains blocages. Plusieurs avancées sont à noter. Un consensus se dessine sur "l'idée qu'un bilan devrait être fait tous les cinq ans s'agissant des émissions, de l'adaptation au changement climatique et des financements pour revoir les engagements des États", note Laurent Fabius. Le principe d'une révision systématiquement à la hausse des engagements se confirme aussi. Un autre point majeur porte sur les financements. Les 100 milliards de dollars par an que les pays développés doivent mobiliser après 2020 seraient désormais considérés comme un minimum. 
 
Pour la Fondation Nicolas Hulot (FNH), ces avancées "vont dans le sens d'un accord ambitieux à Paris", même si rien n'est acquis. L'ONG pointe un manque sur le prix du carbone. Pour FNH, il est donc "impératif" que le prochain G20 "s'engage plus fortement sur cette question cruciale". Ce G20 va avoir lieu les 15 et 16 novembre. Ensuite, il restera quelques occasions de préparer la COP21. Un sommet France-Océanie et le sommet du Commonwealth en fin de mois… puis ce sera le jour J.
 
En vidéo ci-dessous --> Visite virtuelle de la COP21

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