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Aurélie Gerlach, un nouveau talent ?

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Après Mathilde de Robien, c’est Aurélie Gerlach, finaliste du Prix Nouveau Talent en 2011, qui nous raconte le chemin parcouru depuis sa participation au concours littéraire. Edité par Gallimard Jeunesse, son premier roman « Où est passé Lola Frizmuth ? » est sorti en librairie le mois dernier : un premier roman pour ados, pêchu et drôle, avec une héroïne que les lecteurs vont adorer détester! Née à Paris en 1984, Aurélie Gerlach est diplômée de Sciences Po Paris. Passionnée par le Japon depuis l'adolescence, elle a étudié pendant un an à l'université Waseda à Tôkyô, et depuis, retourne régulièrement au Pays du Soleil levant parce qu'elle est droguée à leur café froid en canette. Détail honteux: sa maîtrise du japonais laisse toujours beaucoup à désirer. Journaliste en région parisienne, elle tient notamment une chronique récurrente dans le magazine "Japan Lifestyle" où elle raconte les aventures d'une blonde au Japon. Le reste de son temps, Aurélie le consacre à son groupe de rock, Babooszchka, et à peindre des toiles abstraites fluos.


**Aurélie Gerlach, racontez-nous… quand, où, comment, quoi ?

« Où est passée Lola Frizmuth? » a été rédigé lors de l’été 2010, en prévision du Prix Nouveau Talent 2011. Je me suis lancée dans l’aventure parce que ce concours donnait un thème imposé et une deadline. Pour une personne aussi peu disciplinée que moi, impossible d’aller jusqu’au bout autrement. La suite, c’est une grosse surprise à la mi-décembre (« oh mon Dieu! Oh mon Dieu je suis finaliste! »), l’attente impatiente, angoissée du verdict, et une déception en janvier. En même temps, je m’y attendais un peu vu que je savais qu’il n’y aurait qu’un seul gagnant sur les cinq finalistes. C’est le jeu!
J’ai mis plusieurs mois avant de trouver le courage d’envoyer le manuscrit. J’avais fini par comprendre que le roman que j’avais écrit était plutôt jeunesse, et dans ce secteur, il y avait une maison qui me faisait vraiment rêver: Gallimard Jeunesse. Parce que c’est un éditeur prestigieux, bien-sûr, mais aussi parce que j’ai toujours trouvé leur catalogue audacieux et que j’étais déjà très fan de certaines de leurs publications ado. Alors j’ai tenté le coup, tout en envoyant deux-trois manuscrits ailleurs. Bien entendu, je ne pensais pas avoir la moindre micro-nano-chance de retenir leur attention avec mon histoire bêtement déposée en ligne sur leur site Internet. Sauf qu’en fait, deux mois plus tard, j’ai failli avoir une crise cardiaque en recevant un mail de leur part, m’informant que mon manuscrit avait retenu leur attention. Cependant, il fallait laisser passer les vacances d’été et attendre la réunion du comité de lecture à la rentrée pour une réponse définitive. Bien entendu, je n’ai pas respiré pendant trois mois.
J’ai reçu en septembre un coup de fil d’Isabelle Stoufflet, qui allait devenir mon éditrice (nouvelle crise cardiaque manquée), et tout est allée très vite. Nous nous sommes rencontrées et la publication du roman pour octobre 2012 a vite été confirmée. Entre temps, j’ai retravaillé le manuscrit avec son aide. Tout s’est très bien passé si ce n’est que j’ai passé cette année à trépigner d’impatience!

**Comment s’est déroulé votre travail d’écriture ?

J’ai une méthode de travail un peu anarchique. En période d’écriture, la seule et unique règle que je me fixe est d’écrire 10 000 signes par jours. Avoir une approche « quantitative » me rassure car j’ai une tendance naturelle à la procrastination. Cela me force à faire marcher mon imagination plutôt que de remettre à demain en attendant que l’inspiration me tombe dessus comme par l’opération du saint esprit. Après, peu importe le lieu ou l’heure. Comme je travaille à temps plein par ailleurs, ce travail s’effectue souvent le soir.
Le travail d’écriture sur mon premier roman n’a pas vraiment été angoissant. Je n’étais pas publiée et personne n’attendais rien de ma part. Rares sont les personnes qui m’ont lues avant publication. Les goûts et les couleurs de chacun divergent énormément, et l’on peut vraiment être déstabilisé dans son travail et douter de soi si l’on commence à trop prendre en compte les remarques de tout le monde.

**Quels sont vos projets d’écriture ?

J’aimerais continuer d’écrire les aventures de Lola, car c’est un personnage que j’aime beaucoup. Je travaille actuellement sur une suite.

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