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Pierpoljak, Général Indigo, nouvel album

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Pierpoljak

Entre Général Indigo et l'album "orange", comme on surnomme celui qui a marqué les débuts discographiques de Pierpoljak en 1996, le parallèle s'avère tentant après écoute. À l'époque, le chanteur français n'avait pas encore enregistré en Jamaïque. Son reggae avait le goût de là-bas tout en étant fait ici. Il venait de réussir à se faire épauler par le prestigieux label Barclay mais ne ressentait pas encore les pesanteurs de l'industrie musicale. Ses soutiens d'hier ont fini par le lâcher. Tant pis probablement pour le business (quoique...), tant mieux pour le contenu de Général Indigo, un titre qui fait référence à la couleur des yeux de Pierre. Libéré des directeurs artistiques, il a mis un grand coup de barre pour revenir voguer sur des mers reggae qui lui correspondent mieux, simples, efficaces, classiques, au lieu de chercher à entrer par effraction dans cette chanson française qui n'est pas son univers de prédilection.

Et si le contenu de ce nouveau CD est profondément jamaïcain dans l'esprit, son auteur, autrefois tenté de surjouer dans son costume de reggaeman à dreadlocks, ne fait que discrètement allusion à cette île qui compte tant pour lui et l'attire toujours fortement, que ce soit dans L'Automne à Paris ou Rub A Dub Music.
 
L'influence assumée s'entend aussi dans le phrasé d'Amusons-nous, chanté sur un mode typiquement jamaïcain, ou dans la place qu'il laisse aux parties instrumentales plus ou moins traitées à la façon du dub. À moins qu'il ne s'agisse de masquer une faiblesse, car Pierpoljak semble par moments atteint du syndrome Tonton David : il sait écrire des chansons, mais s'arrête quand un couplet supplémentaire serait bienvenu.
 
La remarque vaut aussi pour le vocabulaire employé par endroits, des expressions qui nuisent aux textes plus qu'elles ne les servent, alors que le presque quinquagénaire a cette fois, fait l'effort notable de moins employer le "je" exclusif au profit du "on", y compris sur le personnel Miroir.
 
L'homme tourmenté n'a pas complètement disparu, comme le rappelle Je te tuerai qui aborde les bavures policières, ou plus habilement Une épée suspendue, mais il donne le sentiment d'avoir de nouveau envie de nous inviter à monter à bord de ses chansons.

En vidéo ci-dessous --> Pierpoljak - Pour moi c'est déjà légalisé

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