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Mathilde de Robien: Un enfant, un roman !!

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En 2012, Mathilde de Robien participe au Prix Nouveau Talent. Son premier roman fait alors partie des 5 finalistes mais n’est pas lauréat. Forte de cette première expérience, des retours encourageants des membres du jury et des conseils avisés de Bruno Tessarech, elle a tenté sa chance ailleurs, avec succès. Rencontre avec une jeune auteure qui a choisi d’être éditée à compte d’auteur (Ou comment concourir au Prix Nouveau Talent peut se révéler un tremplin pour publier son premier roman).

**Vous publiez votre premier roman L’Ermite, aux éditions Baudelaire. Racontez-nous… quand, où, comment, quoi ?

J’ai écrit ce premier roman spécialement pour le Prix Nouveau Talent 2012. Je ne l’avais pas commencé avant. Mon beau-père, sachant que j’avais écrit quelques nouvelles, m’a parlé du concours organisé chaque année par la Fondation Bouygues Telecom. Mais je ne pensais pas être capable de tenir la distance : il me semblait qu’un monde séparait la rédaction de nouvelles d’une dizaine de pages de la longue aventure d’écrire un roman ! En fait, c’est un bon entraînement. Un jour, j’ai vu l’appel à manuscrits dans le programme du Salon du Livre de Paris, où était spécifié le thème du concours qui m’a tout de suite inspiré : les nouvelles manières de communiquer liées aux nouvelles technologies de l’information et de la communication. Le concours tombait à point. J’étais en congé maternité suite à la naissance de notre premier enfant. J’avais donc amplement le temps de me lancer dans un roman, notamment pendant les siestes de Stanislas ! Je voulais mettre en évidence le paradoxe d’un homme sensé être coupé du monde mais qui, grâce aux nouvelles technologies, est relié à des millions de personnes. Je tenais également à mettre en évidence les dérives du système, mais surtout, et c’est ce qui fait mon intrigue, à souligner le côté magique des nouveaux modes de communication qui, poussé à l’extrême dans le roman, lui donne ce léger goût de surréalisme. En effet, tout ce que Guillaume, le personnage principal, inscrit sur son profil Facebook se réalise comme par magie. Sa vie s’organise merveilleusement bien – job parfait, femme parfaite – jusqu’au jour où trois mots de trop le clouent sur un fauteuil roulant, amputé de ses deux jambes.


L’Ermite est sélectionné avec 4 autres manuscrits parmi les 77 envoyés à la Fondation Bouygues Telecom mais n’est pas lauréat ! Tentant le tout pour le tout, je l’envoie aux grandes maisons d’édition (Gallimard, Flammarion, Seuil, Le Cherche Midi, Albin Michel, Editions de Minuit, le Dilettante, Stock, Actes Sud)… sans succès. Je reçois dans le mois qui suit l’envoi des lettres de refus indiquant que l’Ermite ne correspond pas à leur catalogue de parution. Je fais donc un deuxième envoi à des maisons moins connues et moins prestigieuses, à compte d’auteur, et choisis de me faire éditer par les Editions Baudelaire, basées à Lyon. Signature du contrat, premières épreuves à corriger, choix de la couverture, validation du Bon à Tirer, impression des premiers exemplaires, référencement en librairie et c’est parti ! Suite aux refus des maisons d’édition à compte d’éditeur, j’ai longuement hésité entre l’autoédition (via des sites tels Publibook ou The Book Edition) et le compte d’auteur (appelé aussi contrat participatif). Tout dépend de la diffusion que nous voulons faire de notre roman. Quoique onéreux, puisqu’il faut participer financièrement à la réalisation de la maquette, et souvent qualifié d’arnaque sur les forums du Net (à tord, puisque nous sommes au courant à l’avance de la somme à débourser et de la faible probabilité de récupérer sa mise de départ par les ventes), le compte d’auteur permet un référencement beaucoup plus large et offre surtout le plaisir de voir son roman réellement publié, bien que ce soit à nous de faire la promotion du livre. Pour un cercle plus restreint, l’autoédition est très bien.


**Pourquoi écrire ? Quelle sensation éprouve-t-on à voir son premier roman publié ?

J’aime beaucoup écrire. J’ai souvent écrit des carnets de bord en voyage par exemple, des nouvelles, puis ce roman. C’est un plaisir de chercher et de trouver la tournure qui va bien, le mot qui convient parfaitement à ce que l’on veut décrire, la bonne musicalité de la phrase. C’est une expérience enrichissante que de découvrir comment on crée quelque chose à partir de rien, de donner « vie » à des personnages, d’aller jusqu’au bout de son projet.
Une fois publié, on éprouve une sensation de fierté du seul fait de tenir son livre entre les mains. C’est l’aboutissement d’un projet. Mais en réalité, ce n’est qu’un début : l’aventure continue lorsqu’on donne ou vend le livre et que l’on reçoit les retours des premiers lecteurs, et lorsqu’on fait la promotion de son livre.


**Quels sont vos projets d’écriture ?

Prochain projet d’écriture : un second roman. Sans passer par un concours cette fois-ci. J’ai le sujet, les grandes lignes et les 7 premières pages… Il me manque le temps. J’espère le trouver lors de mon second congé maternité qui approche…
Parallèlement à cela, je compte bien faire la promotion de l’Ermite : j’ai démarché quelques librairies pour organiser des séances de dédicaces et fais un peu de publicité via le bouche à oreille, le mail et le Comité d’Entreprise de mon employeur.






 

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