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Les navires militaires du futur

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Navire de guerre du futur

Les industriels français sont engagés dans de multiples projets de R&D visant à introduire sur le marché des systèmes innovants, performants et compétitifs dans les toutes prochaines années. Au-delà des recherches à long terme, les industriels français entendent proposer rapidement des innovations technologiques répondant aux besoins des marines. En première ligne dans ce domaine, DCNS, s’appuie sur son expertise globale et collabore avec ses grands partenaires historiques, (Thales, MBDA, Sagem, Airbus Defence & Space, STX France…) S’y ajoute le savoir-faire d’un vaste réseau de petites et moyennes entreprises de pointe, ainsi que des partenariats avec les grandes écoles et laboratoires du pays. C’est donc l’ensemble de la capacité d’innovation de la filière navale française qui est mobilisée pour développer de nouvelles solutions différenciantes dans la compétition internationale.

DCNS a identifié six axes de travail prioritaires. Le premier est la maitrise et la suprématie de l’information, pour lesquelles les travaux de R&D visent à fournir des systèmes performants, ouverts, robustes et simples d’emploi permettant de répondre aux enjeux opérationnels. Cela, dans un environnement de plus en plus complexes, avec l’explosion des volumes de données échangés, le développement d’opérations interarmées et multinationales, mais aussi la nécessité d’une protection accrue contre des cyber-attaques. Les avancées attendues dans ce domaine concernent les aspects fonctionnels et l’exploitation du système de combat, mais aussi, grâce aux technologies tactiles et à la réalité augmenté, la transformation du Central Opération et de la passerelle en espaces plus intuitifs.

L’industrie navale française cherche par ailleurs à développer de nouvelles capacités de lutte, pour répondre aux menaces asymétriques, à la prolifération des armes balistiques et à celle des sous-marins. Les recherches portent sur la mise en œuvre d’une composante navale de DAMB, l’intégration d’armes à énergie dirigée (artillerie électrique et Laser de puissance) ou encore l’amélioration de la lutte sous-marine.

L’intégration de drones reste aussi un enjeu majeur pour augmenter les capacités des bâtiments. Car, en plus des missions de détection et de surveillance, l’arrivée d’UAVs armés va faire évoluer les modes opératoires. Précurseur dans ce domaine, DCNS développe une solution intégrée unique de mise en œuvre de drones aériens à partir du système de combat. Et le groupe prépare l’avenir, en visant les engagements multiplateformes et l’intégration future sur porte-avions d’UCAV.

La maîtrise des technologies permettant de proposer des Topsides intégrés est un autre axe prioritaire. Les industriels français, DCNS et Thales en tête, développent de nouveaux concepts pour intégrer aux mâts et superstructures des systèmes fixes et panoramiques regroupant l’ensemble des moyens de surveillance, de communication et de guerre électronique. Le recours aux nouveaux matériaux et technologies antennaires doit permettre de résoudre les problèmes de compatibilité électromagnétique entre les différents systèmes.  Pour ce programme majeur, soutenu par la Direction Générale de l'Armement, l’ambition est de développer le Topside intégré le plus poussé au monde, avec une capacité de fonctionnement simultané et nominal de l’ensemble des senseurs et moyens de communication, ce qui est délicat à réaliser aujourd’hui.

Dans le même temps, les industriels français travaillent sur la furtivité dynamique, qui vise à accroître la survie au combat en lui permettant de maîtriser et ajuster ses indiscrétions (signatures, émissions) et donc de se fondre dans son environnement électromagnétique, notamment en zone littorale.

Enfin, des efforts significatifs sont engagés dans le domaine des économies d’énergies, afin de répondre à la hausse du coût du carburant. Mais il s’agit aussi d’anticiper la mise en œuvre de technologies futures très consommatrices en électricité, comme les senseurs de nouvelle génération et les armes à énergie dirigée, qui nécessitent de forts pics de puissance. Réduction de la trainée du navire, optimisation du rendement de la chaîne propulsive, réduction de la consommation des auxiliaires… Grâce à une gestion intelligente de l’énergie disponible à bord, ainsi que le développement de systèmes de propulsion hybrides compacts, DCNS entend par exemple réduire de 20% en 5 ans la consommation annuelle en gasoil des bâtiments de la marine française actuellement en service.

Toutes ces innovations, la plupart disponibles à court terme, vont permettre de renforcer les capacités et l’efficience des plateformes, tout en facilitant leur mise en œuvre et en réduisant les coûts d’exploitation pour les marines.

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