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Les prochains lancement de Galileo avec Ariane ?

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Satellite Galileo

Le coordinateur interministériel français du programme Galileo, Jean-Yves Le Gall, s'est expliqué, jeudi 28 août, dans une interview à L'Usine nouvelle, des dysfonctionnements au moment du lancement des premiers satellites du futur concurrent européen du GPS. Le 23 août, le "succès" de l'opération, qui devait être suivie de plusieurs autres lancements, avait été annoncé dans un premier temps, avant qu'Arianespace n'annonce que les satellites n'avaient en fait pas rejoint la bonne cible dans l'espace. Devant atteindre une orbite circulaire à 23 000 kilomètres, ils tournent finalement actuellement autour de la terre dans une orbite elliptique à environ 17 000 kilomètres au-dessus de nos têtes.

« Leur orbite n'est pas circulaire comme elle aurait dû l'être et par ailleurs, ils ne sont pas sur le bon plan orbital. Ils ne peuvent donc pas assurer la mission Galileo », explique Jean-Yves Le Gall. « Ils seront toutefois utiles pour effectuer tous les tests en orbite et valider leur fonctionnement », assure-t-il, jugeant que les conséquences de cet échec devraient être « limitées ».

Selon Jean-Yves Le Gall, le dysfonctionnement est lié non pas à la conception des satellites, mais à la fusée qui les lançait dans l'espace. « Ce qui est le plus probable, c'est que le dysfonctionnement se situe au niveau du quatrième étage du Soyouz, l'étage supérieur Fregat, qui place les satellites sur leur orbite définitive après deux impulsions consécutives, poursuit-il. Pour une raison encore inconnue, la deuxième impulsion n'a pas été donnée dans la bonne direction. »

« Clairement, Soyouz n'est pas directement concerné par cet échec, ajoute M. Le Gall. C'est uniquement l'étage supérieur Fregat qui est concerné. Ce module résulte d'un codéveloppement entre Russes et Européens que nous avons mené à la fin des années 90 et qui a fonctionné sans échec plus d'une quarantaine de fois. »

« Est-ce que c'est lié à un élément mal programmé ou un équipement défectueux ? La commission d'enquête devra le dire », a-t-il poursuivi, évoquant la commission d'enquête indépendante qui a été mise sur pied pour déterminer l'origine de la faille, alors que, selon lui, « le coût global de cette opération, lancement et satellites compris, est estimé à environ 150 millions d'euros ».

Interrogé lors du deuxième jour de l'université d'été du Medef, M. Le Gall a émis des réserves quant au choix du lanceur russe pour ce projet : « On a décidé de lancer Galileo avec le lanceur russe Soyouz dont on vante la fiabilité légendaire, mais là, on est tombé sur une difficulté, a-t-il déclaré. On aurait mieux fait de le lancer avec Ariane et d'ailleurs je pense que pour les prochains c'est ce qu'on fera.»

Concernant l'avenir du programme, Jean-Yves Le Gall estime que « si l'origine du dysfonctionnement est rapidement identifiée et corrigée, la reprise des vols sera rapide et le retard peu significatif », jugeant que «l'impact pourrait être absorbé sur une période de deux ans».

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