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Jack White atteint la 1ère place du Billboard

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Jack White

Est-il encore nécessaire de présenter Jack White ? Sauveur du rock’n’roll en 1999 avec le premier album des White Stripes, John Anthony Gillis – de son vrai nom – a toujours aimé varier les projets. On l’avait donc retrouvé avec The Raconteurs et The Dead Weather, en plus de son duo habituel avec Meg White. Oui mais voilà, Jack White a aussi des envies solitaires. C’est ainsi que l’excellent Blunderbuss a vu le jour en 2012 et que le petit dernier, Lazaretto, est sorti le 8 juin 2014. Si on s’attend à des solos de guitare à couper le souffle dès qu’on voit le nom de Jack White estampillé quelque part, Lazaretto déroge à la règle. Ainsi, dès le morceau "Three Women", la guitare ne saute pas aux oreilles contrairement au piano et au synthé avec une mélodie qui rappelle de vieux westerns.

L’enchainement avec "Lazaretto" peut stupéfier. Le musicien se déchaîne sur les paroles, dans une sorte de litanie qui se transforme en cacophonie vers les trois quarts du titre. Une impression de travail bâclé qui s’explique très bien. Jack White a tenté de battre le record du monde du morceau enregistré et sorti le plus rapidement dans le cadre du Record Store Day. Lazaretto a donc vu le jour de A à Z en 3 heures, 55 minutes et 21 secondes. Cette impression se ressentira une nouvelle fois, plus loin sur l’album, avec "That Black Bat Licorice".

Le côté western et country refait surface sur "Temporary Ground" mais aussi sur "Entitlement" et l’excellente "Just One Drink". Il vous sera impossible de ne pas chanter sur les refrains et d’agiter vos fessiers en rythme. Face à ces titres emplis de testostérone, "Would You Fight For My Love ?" et "I Think I Found The Culprit" captivent avec leur délicatesse aérienne. "Alone In My Home", un peu du même acabit, se révèle très fraîche et vous boostera sans problème le matin au réveil.

Un peu en marge du reste du disque, "High Ball Stepper", morceau entièrement instrumental et premier extrait de Lazaretto, ressemble un peu plus à ce que l’on a l’habitude d’entendre de Jack White avec une ligne de basse très présente et des riffs de guitare efficaces.

"Want And Able", point final à ce nouvel opus, reste dans la continuité des chansons précédentes. Le musicien a troqué sa guitare pour un piano pour cette ballade doucereuse, ponctuée de… cris de corbeaux (ne demandez pas pourquoi).

Le génie de Jack White est moins audible que d’habitude sur Lazaretto qui n’arrive malheureusement pas à la hauteur de Blunderbuss. Notez malgré tout que le musicien de Nashville sera de passage à l’Olympia, à Paris, les 29 et 30 juin 2014.

Jack White a battu le record de ventes de vinyles en première semaine aux Etats-Unis. 40.000 33T de son “Lazaretto” ont été écoulés en une semaine. Soit autant que de CD. C’est le plus gros score enregistré par Nielsen SoundScan (qui s’occupe d’enregistrer ce genre de statistiques) depuis ses débuts en 1991.

C’est que l’homme qui représente à lui (quasi) seul la renaissance du vinyle a sorti le grand jeu! Son “Lazaretto”, version 33T, contient en effet quelques jolis tours pour les aficionados: deux titres cachés au centre du disque, l’un en 45T, l’autre en… 78T; l’intro de la face B qui commence soit en acoustique, soit en électrique selon l’endroit où vous posez l’aiguille; et même un hologramme sur la face A! Pour ceux qui doutaient encore que le vinyle est un objet trendy.

Au niveau des chiffres, “Lazaretto” bat le record tenu depuis vingt ans par Pearl Jam avec “Vitalogy” qui s’était écoulé à 34 000 exemplaires la première semaine. A l’époque, fin 1994, le groupe d’Eddie Vedder était un des derniers samouraïs à sortir ses disques en vinyle. Surtout, le 33T était sorti deux semaines avant la version CD.

Jack White a écoulé 138 000 exemplaires de son “Lazaretto” en une semaine, tous médias confondus et surtout à peine plus de CD que de vinyles. Il a atteint la 1ère place du Billboard (Top 200 US) et, selon le magazine, ses seules ventes de vinyles lui auraient permis d’atteindre la quatrième place. “C’est l’objet dont je suis le plus fier avec son label Third Man Records”, a-t-il lancé.

En vidéo ci-dessous --> Jack White - Lazaretto

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