Grande-Bretagne: Aucune info sur l'air respiré

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Un cycliste à Primrose dans la pollution atmosphérique,le 03/04/14

La pollution atmosphérique a atteint un pic en Grande-Bretagne. Les coupables : la poussière de sable venue du Sahara, mais aussi les émissions locales et industrielles du pays ainsi que du continent. Les conseils d’experts sur la nécessité pour la population de rester à l’intérieur – ou pas – ont généré "de la confusion quant aux risques sanitaires", observe The Daily Telegraph. Tandis que le ministère de l’Environnement a conseillé de rester à l’intérieur, d’autres experts ont dit qu’il n’y avait pas de raison de le faire. Mais selon Geoffrey Lean, de la rubrique environnement du journal "The Daily Telegraph", le vrai problème réside dans le manque d’informations sur la pollution tout court. Dans un commentaire intitulé : "Ce qu’ils ne nous disent pas sur la pollution atmosphérique", celui-ci déplore que "les gouvernements successifs aient privilégié l’opinion publique par rapport à la santé publique".

En effet, la pollution de ces derniers jours n'a rien de nouveau. A vrai dire, "le taux de pollution a atteint un pic bien plus élevé en mars, mais nous le savions à peine. C’était au même moment qu’avait lieu l'épisode de pollution largement médiatisé à Paris. [...] Tandis que les Britanniques étaient informés de la situation en France, beaucoup ne savaient pas que, chez eux, ils étaient en train de respirer quasiment le même air", note Lean.
Les pics de pollution atmosphérique en Grande-Bretagne surviennent cinq fois par an, mais les alertes publiques du ministère sont rares. Pourtant, la pollution de l'air tue 7 millions de personnes par an à travers le monde – dont 29 000 chez nous, soit plus que les décès liés à l’alcool et à l’obésité, et dix fois plus que le nombre de tués sur la route – rappelle le journal.

En février, la Commission européenne avait poussé le pays à s’attaquer au problème, en citant 16 zones à travers le pays qui sont particulièrement polluées – dont le Yorkshire, le Grand Manchester, la région de Glasgow, le Sud-Est et les Midlands de l’est de l’Angleterre. Mais "les gouvernements successifs ont honteusement négligé le problème. Londres, par exemple, est la capitale européenne la plus polluée en dioxyde d’azote [...]. Nos ministres ont tenté d'assouplir les directives européennes et de masquer le problème en essayant d’arrêter l’utilisation de centaines de dispositifs gérés par les autorités locales pour mesurer la pollution", fustige le journaliste.

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