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La country met Issoudun au pas.

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Près de 500 danseurs sont attendus sur les pistes au Pepsi(Palais des ExPositions et des Sports d'Issoudun), du 21 au 23 mars. Tous les styles de musiques country seront représentés. Pour leur 5e édition qui coïncide avec les dix ans de la Fédération, les Rencontres nationales de danse country prennent un caractère solidaire. Cette discipline qui concerne près de 18.000 pratiquants en France, s'engage aux côtés des femmes atteintes d'un cancer du sein. Elles sont en effet de plus en plus nombreuses à exprimer leur " envie de vivre " à travers cette passion pour la danse et la musique. L'art est une thérapie efficace pour le corps et l'âme. Et la country qui réunit chaque week-end des milliers de danseurs de tous âges sur les pistes, possède justement cette dimension à la fois artistique et festive. Pour s'en convaincre, il suffit de jeter un œil au contenu des Rencontres de country qui se tiendront du 21 au 23 mars, au Pepsi d'Issoudun. Rendez-vous incontournable des chorégraphes, musiciens et danseurs de country, elles sont pour le public, la garantie d'assister à des shows spectaculaires et de qualité.

Stetson sur la tête, santiags aux pieds, chemise western pour les hommes, jeans moulants pour les femmes.
Dans leur habit de lumière, les danseurs de country ravivent cet « esprit cow-boy » qui est peu à peu tombé en désuétude aux États-Unis.
« Là-bas, ils sont en tenue normale quand ils se produisent. En France, on aime développer et entretenir ce côté folklorique. Ce qui ne nous empêche pas de nous attacher de plus en plus aux techniques de danse », fait remarquer Gérard Simoncello, président de la Fédération française de country et linde dance (FFCLD) qui a son siège à Issoudun.

Ces dernières années, le profil type du pratiquant a changé. « Il y a dix ans, on venait à la danse country pour faire du western, s'habiller comme les cow-boys. A présent, l'apprentissage de la danse est la première motivation de nos adhérents. Ils recherchent davantage de technique. Veulent progresser. Et ils se tournent de plus en plus vers de petites structures. » Fini, les clubs de cent ou deux cents membres. Si le nombre de pratiquants est toujours en progression, avec quelque 18.000 adhérents en France, le nombre de clubs stagne. La Fédération compte actuellement près de 500 structures affiliées. « Celles qui se sont montées par effet de mode disparaissent peu à peu quand les danseurs deviennent plus exigeants sur la qualité de l'enseignement. Ils se tournent alors vers des structures plus sérieuses. »

Pour répondre à cette soif de technicité, la Fédération organise de plus en plus de stages techniques avec des professionnels de country, tout au long de l'année. Elle facilite aussi les échanges et les contacts entre musiciens, danseurs, médias et pratiquants, via des temps forts. Les Rencontres nationales en sont un axe central. L'été prochain, la Fédération va inaugurer un nouveau rendez-vous annuel à Issoudun, qu'elle espère bien pérenniser. « Nous travaillons à l'organisation des premières universités de la country pendant la deuxième semaine du festival Darc, annonce Gérard Simoncello. Elles dureront trois jours et s'adresseront à des pratiquants de niveau élevé puisqu'il s'agira de stages très techniques. Des conférences et un concert ouvert au public pourront compléter le programme que nous sommes en train de finaliser.»

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