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Des jeux vidéo à la hauteur des dernières générations de joueurs

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La chèvre de Goat Simulator

Les développeurs de Coffee Stain Studios ont ainsi annoncé le week-end dernier la sortie au printemps de Goat Simulator. Dans ce jeu, l'objectif est de contrôler une chèvre. Oui, l'animal. Le but? Se balader dans un monde virtuel ouvert, faire n'importe quoi, et... C'est à peu près tout. Pour le studio, le but n'est pas de faire un bon jeu, mais juste quelque chose de drôle. "Pour être complètement honnête, ce serait mieux que vous dépensiez les dix dollars que coûtent le jeu, pour acheter un cerceau, des briques, ou même une vraie chèvre.", préviennent d'emblée les concepteurs du jeu. Mais Goat Simulator n'est pas le premier du genre. Les jeux absurdes, voire stupides, font partie intégrante de la culture vidéoludique. Et ça marche. Parce qu'au-delà de la stupidité de ces jeux, la manière de jouer est nouvelle, ce qui les rend intéressants.

Dans Octodad, par exemple, le personnage principal est un poulpe qui se fait passer pour un humain. Les quatre tentacules du personnage se contrôlent séparément avec la souris, ce qui rend le déplacement très aléatoire. Pareil pour Surgeon Simulator 2013, où le joueur contrôle la main d'un chirurgien qui opère dans des conditions extrêmes. Chaque doigt correspond à une touche. Le résultat est pour le moins intéressant. Ces jeux, qui sont tous le fruit de développeurs indépendants, définissent le nanar vidéoludique. Ils sont comme les films de série B, qu'on regarde pour rigoler entre deux grosses productions.

C'est justement leur but: s'amuser, se détendre. Il n'y a pas de temps à battre, ni d'autre joueur. Et leur difficulté, souvent extrême, n'y change rien. Bennett Foddy, Le créateur de QWOP, un des premiers jeux du genre et aussi l'un des plus difficiles, a expliqué au site Ars Technica que les joueurs "se créaient eux-mêmes des challenges" sur son jeu, ajoutant que s'il avait mis en place un système de classement, "tout le monde aurrait arrêté d'y jouer, frustré".

Inclassables, ces jeux stupides rassemblent tout type de joueurs. Les fans de jeux de tir en ligne, de jeux de rôle, ou encore de jeux de plateforme s'y retrouvent. Chacun s'amusera autant à tuer involontairement son patient dans Surgeon Simulator ou à essayer de dépasser la ligne de départ dans QWOP. La gent féminine trouvera dans ces jeux, un moyen de se distraire à la hauteur de son intelligence.

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