Le festival Country de Mirande annulé

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Alain Ribaut,avec Hélène Ribaut,et Pierre Bonnet

Hier matin, lors d'une conférence de presse à Mirande, Alain Ribaut n'a pas cillé et a réitéré la décision du conseil d'administration : « Il n'y aura pas d'édition 2014. Nous ne le pouvons pas. Cela fait plus de trois ans que nous tirons la sonnette d'alarme mais personne ne nous écoute. » Les raisons de cette situation, selon Alain Ribaut et l'adjoint au maire en charge des finances de la mairie de Mirande, réside dans l'annulation du partenariat-sponsoring qui devait générer 70 000 euros par an au festival.

En effet, la société EDF Énergie Nouvelle, propriétaire des toits du Sun Stadium sur lesquels sont placés des milliers de panneaux photovoltaïques, s'était engagée à verser cette somme salvatrice pour le festival. Mais, « suite à un dysfonctionnement grave de l'État qui a induit du retard et nous a fait subir la baisse de la rémunération du KW / heure » (de 0,60 euro à 0,42 euro), la filiale d'EDF a revu son partenariat à la baisse et a renoncé à payer la manne au festival. « Ces 70 000 euros par an, assuraient notre autonomie financière, clame Alain Ribaut. C'est pour cette raison que nous sommes obligés, maintenant, de demander au conseil général du Gers de doubler sa subvention ». Elle est actuellement de 36 000 euros (sauf en 2013 où elle a atteint exceptionnellement 46 000 euros).

Alain Ribaut ne souhaite pas s'étendre, dans la presse, sur les détails de ce « grave dysfonctionnement » de l'État. Il lâche tout de même que le conseil d'administration a voté unanimement, vendredi soir, que des poursuites seront engagées auprès du tribunal administratif de Pau. La plainte sera déposée le 14 février prochain. « Nous avons déjà averti le préfet, Jean-Marc Sabathé, car ni lui ni aucun de ses sous-préfets ne sont responsables de ce qui s'est passé. Comme il est le représentant de l'État, nous devions l'en informer ».

L'association qui gère le festival de country de Mirande sera déclarée en cessation de paiement le 30 mars prochain. Soit en sursis. « Nous avons déjà rencontré le président du tribunal de commerce d'Auch pour savoir comment procéder pour les cinq emplois », précise Alain Ribaut. Les cinq salariés se trouveront donc au chômage technique pendant trois mois, jusqu'en juin prochain. « Le 1er avril, il faudra que les engagements des collectivités soient clairs, détaille le directeur du festival. Et si, au 30 juin, il reste le moindre flou, le tribunal de commerce devra déclarer la cessation d'activité. » Là, plus de sursis, ce sera carrément la clé sous la porte. Adieu, alors, les retombées financières pour la ville, le département, les commerçants et l'activité touristique.

Plusieurs personnalités ont déclaré leur soutien au festival. Par exemple, s'il est élu, l'ancien international de rugby Jean-Pierre Bastiat, candidat aux municipales de Dax, a carrément promis d'ouvrir les arènes de la ville « si le festival ne peut plus se produire à Mirande ».
 

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