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Joseph Edgar sort un album francophone

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Joseph Edgar

Installé à Montréal depuis presque trois ans, le chanteur acadien Joseph Edgar lance Gazebo, un disque folk qui plaira illico aux fans de Kevin Parent ou Richard Séguin. Avec son accent acadien et sa douce voix emplie de plénitude, Joseph Edgar s’est vite fait repérer par les médias qui, dans la foulé du succès de Radio Radio et de Lisa LeBlanc, sont partis à la recherche de la prochaine sensation francophone originaire de l’Est du pays. Edgar était le candidat évident. Ancien leader de la formation rock Zéro Degré Celsius, le musicien a fait ses classes dans les années 1990 et 2000 avant de proposer, en solo, un répertoire folk américana influencé par les Neil Young, Tom Petty et Daniel Lanois.

Si l’engouement a facilité la transition permettant à Joseph Edgar de s’installer à Montréal, où il a composé son nouvel album Gazebo, elle n’est certainement pas la raison principale. «J’étais venu pour enregistrer mon disque précédent, Interstices, dans l’optique de retourner ensuite chez moi dans les Maritimes, mais j’ai vécu une séparation assez difficile. J’ai finalement décidé de rester ici.»

Bien installé dans un appartement près du parc Molson, Joseph Edgar a saisi sa chance alors que l’étiquette de disques Ste-4 (une nouvelle branche plus alternative de la maison mère Musicor) a frappé à sa porte, lui proposant de produire et mettre en marché son nouvel album, Gazebo, un titre choisi après que le chanteur eût passé une bonne partie de son temps à composer à l’ombre du fameux gazébo vert et blanc du coin. «J’écris en anglais et en français, mais la maison de disques voulait un disque essentiellement francophone. J’ai donc entrepris l’écriture de nouvelles chansons. Chaque matin, vers 9h, je me rendais au parc pour écrire des paroles et composer des mélodies. Je m’assoyais toujours sur le même banc. Après je revenais à la maison tester mes idées au piano ou à la guitare, puis je retournais au parc pour poursuivre l’écriture. C’est fou la vie qui grouille dans un parc. J’ai vu des couples se frencher (embrasser,rouler une pelle) , d’autres se séparer, des enfants qui courent partout et des écureuils traumatisants qui veulent juste te grimper dessus.»

Pour un gars qui a passé presque toute sa vie à l’extérieur du Québec, Joseph Edgar plante ses textes dans des décors typiquement montréalais, nommant son territoire à la manière d’un explorateur arrivé à destination. La rue Iberville, le boulevard St-Laurent et le Mont-Royal y sont nommés tour à tour alors que ses personnages observent les passants ou tombent en amour avec une espionne russe qui fumait des superslims au milieu de la nuit.

«C’était important pour moi de ne pas trop utiliser le pronom « je » dans mes textes. C’est Rick Rubin qui avait donné ce conseil à Johnny Cash alors qu’il avait de la difficulté à composer pour ses disques American Recordings. Je trouvais la réflexion intéressante. Non seulement l’absence de « je » permet aux textes de conserver une certaine distance avec ma vie personnelle, mais ils gagnent en universalité.»

Parlant de demeurer accessible, Simon Godin (chef d’orchestre sur le plateau de Pénélope McQuade) signe la réalisation de Gazebo qui fait la part belle aux six cordes, tant acoustiques qu’électriques. De quoi plaire aux fans de Kevin Parent ou Richard Séguin. «Je crois que Godin m’a permis d’être plus direct avec mes pièces, moins éparpillé. Au final, je suis extrêmement content du résultat parce que les gens de Ste-4 nous ont vraiment donné carte blanche. On a pu s’enfermer dans le bois et enregistrer l’album tranquille, en toute liberté.»

Ci-dessous le morceau "Alors voilà" du dernier album de Joseph Edgar: Gazebo

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