Google menacé par les personnes de pouvoir

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Google tire la sonnette d'alarme. Le moteur de recherche a publié jeudi son rapport de transparence pour les six premiers mois de 2013. Ce dernier fait notamment l'inventaire des demandes effectuées par les autorités du monde entier à Google afin de supprimer des contenus et d'obtenir des renseignements sur ses utilisateurs. Dans un post de blog publié jeudi, Susan Infantino, directrice juridique de Google, parle de «censure en ligne» et commente cette «tendance inquiétante». «Des juges nous ont demandé de retirer des informations qui les mettent en cause, des départements de police veulent que nous supprimions des vidéos ou des blogs qui critiquent leur comportement, des institutions locales comme des conseils municipaux cherchent à empêcher les internautes de se renseigner sur leur processus de décision», dénonce-t-elle. Les autorités utilisent généralement des cadres légaux pour justifier leurs demandes, comme le droit à la vie privée, la diffamation ou même la défense des droits d'auteur.

Entre les mois de janvier et juin 2013, Google a reçu 3846 demandes gouvernementales de suppression de contenu. Le moteur de recherche a particulièrement été sollicité par la Turquie, avec 1673 demandes, et par la Russie, avec 257 demandes. La France, de son côté, a formulé 48 demandes de ce type, principalement pour motifs de diffamation, soit une augmentation de 81% par rapport à 2012.

Lancés en 2010, les rapports de transparence de Google ont connu un regain d'attention avec le scandale autour du programme de surveillance PRISM. Dans cette nouvelle publication, le moteur de recherche note également une augmentation des demandes gouvernementales autour des données personnelles de ses utilisateurs. En six mois, Google a reçu 25.800 sollicitations de ce genre, dont 2000 de la part des autorités françaises.

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