Les astéroïdes, une menace permanente

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Un morceau de la météorite de Tcheliabinsk

Des scientifiques russes ont annoncé avoir découvert un nouveau fragment de la météorite de Tcheliabinsk tombée dans la région de l'Oural en Russie, il y a maintenant plus de sept mois. C'était le 15 février dernier, en pleine journée, un météore s'est désintégré dans le ciel de Tcheliabinsk, provoquant une déflagration si puissante qu'elle a endommagé de nombreux bâtiments et fait plus de 1.200 blessés. Depuis l'évènement, les scientifiques avaient passé au crible les environs pour retrouver des fragments de la météorite, en se basant notamment sur les témoignages. Ils avaient ainsi réussi à mettre la main sur de petits morceaux, rapidement analysés afin d'en savoir plus sur l'objet spatial. D'après les chercheurs, l'astéroïde faisait quelque 17 mètres de diamètre, pour un poids compris entre 5.000 et 10.000 tonnes et se serait séparé en un grand nombre de chondrites plus ou moins grosses.

Néanmoins, c'est un fragment d'une taille record qu'ont déniché les chercheurs russes : 570 kilogrammes environ, selon eux. Le morceau a été repêché dans les profondeurs du lac gelé de Tchebarkoul où il avait atterri, formant un cratère de 6 mètres de diamètre ensuite recouvert par la vase. Il aura ainsi fallu plus de six mois pour localiser précisément le fragment dans la glace du lac dont la profondeur atteint à cet endroit pas moins de 20 mètres. Un mois supplémentaire a ensuite été nécessaire pour le libérer de 8 mètres de vase et le tracter à la surface, sur la terre ferme. Sergei Zamozdra, professeur associé à L'université d'Etat de Tcheliabinsk, a indiqué à la télévision russe qu'il n'y avait aucun doute que le fragment retrouvé provient de la météorite. Il s'agit ainsi d'une des dix plus grosses chondrites jamais retrouvées. Cette catégorie désigne un certain type de météorites pierreuses qui sont aussi les plus primitives.

Récemment, des chercheurs russes ont estimé grâce à une analyse isotopique, que la météorite de Tcheliabinsk avait quasiment l'âge du système solaire. "La météorite de Tcheliabinsk est âgée de 4,56 milliards d'années, elle a presque le même âge que le Système solaire. Cela signifie que nous avons entre nos mains un fragment de la "matière de création", a déclaré Mikhaïl Marov, de l'Institut de géochimie et de chimie analytique Vernadski de Moscou.

2013 TV135 : c’est le nom donné à cet astéroïde géocroiseur découvert le 8 octobre par les astronomes de l'observatoire d’astrophysique de Crimée (Ukraine). D’une taille estimée à environ 400 mètres, il se déplace suivant une orbite aussi proche du Soleil que l'orbite terrestre et nous a déjà rendu visite ! De loin... En effet, les calculs ont montré que le 16 septembre, l'objet s’est approché à environ 6,7 millions de kilomètres de notre planète, s’ajoutant ainsi aux 10.331 objets géocroiseurs déjà connus. Cet astéroïde parcourt son orbite en près de 4 ans et, avec quelques jours d’observations seulement, sa trajectoire orbitale à venir demeure encore très incertaine. Mais il pourrait être de retour dans le voisinage de la Terre en 2032. Ceci met la probabilité actuelle de ne pas subir d'impact en 2032 à environ 99,998 %", souligne Don Yeomans, directeur de cet organisme installé au Jet Propulsion Laboratory de Pasadena (Californie).

2013 TV135 devrait être facilement observable dans les prochains mois et les observations supplémentaires, transmises au Minor Planet Center de Cambridge (Massachusetts), permettront à ses chercheurs d’en préciser l’orbite. "Avec ces autres observations, je m'attends à ce que nous soyons en mesure de réduire considérablement ou [même] d’éliminer entièrement toute probabilité d'impact pour l'avenir prévisible", explique Don Yeomans. La NASA détecte, traque et caractérise les astéroïdes et comètes qui passent proche de notre planète en utilisant les télescopes spatiaux et basés sur terre. Le programme Near-Earth Object Observations, communément appelé "Gardien de l'espace" découvre ces objets, caractérise certains d'entre eux et détermine leur orbite afin de savoir s'il présente un quelconque risque pour la Terre.

 

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