Earl 'China' Smith pour la Silver Musgrave Medal

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Earl 'China' Smith

Pour l'ensemble de l'industrie musicale, Earl 'Chinna' Smith représente le son authentique du reggae. Le célèbre guitariste, également connu sous le nom de Melchizedek le Grand Prêtre, recevra le 16 octobre prochain le Silver Musgrave Medal (médaille d'argent Musgrave) de la part de l'Institut de la Jamaïque pour sa contribution à la musique jamaïcaine. C'est un total de huit médailles qui seront remises aux lauréats 2013 pour leurs réalisations dans les domaines de la littérature, des sciences et des arts. Les prix comprennent deux médailles d'or (dont l'une sera décernée à Lee Scratch Perry), quatre d'argent et deux de bronze.

Earl 'Chinna' Smith considère cette reconnaissance comme un honneur, "C'est vraiment des bonnes vibes, je l'apprécie vraiment et j'honore le fait que cet effort a été fait pour prêter attention à la musique et à l'identification de mon travail à un moment où il est souvent négligé", déclare le musicien. Smith se souvient avoir "rencontré" la guitare lorsqu'il était encore un enfant à la fin des années 1950, quand un ami de la famille se renda chez eux avec cet instrument. Cette rencontre fortuite allait marquer le début de ce qui a été une impressionnante carrière débutée dans les années 1960.

Sur son chemin, Smith, âgé aujourd'ui de 58 ans, a rencontré une myriade d'artistes. Il a joué pour une liste impressionnante de talents internationaux dont, entre autre, Lauryn Hill, Amy Winehouse ou encore, et biensur, Bob Marley. "Bob est mon artiste préféré... juste l'approche de son travail m'a fait prendre conscience de la puissance de la parole. C'était un vrai berger pour la musique reggae et je n'ai jamais rencontré quelqu'un avec ce niveau de conviction et d'amour", confie Smith, qui avait enregistré avec Marley en 1976 sur l'album Rastaman Vibration.

La chanteuse britannique Amy Winehouse avait également laissé une impression favorable à Smith lorsqu'ils se sont réunis pour travailler sur des pistes pour son premier album. "Très créative.... une vraie chanteuse. Elle était une si vieille âme et c'était une si gentille personne que je ne pouvais pas croire toutes les choses qui lui sont arrivées avant son décès. Mais je la remercie pour le moment passé avec elle."

Ayant été à l'avant garde de la musique pendant près d'un demi-siècle, Earl 'Chinna' Smith a eu un excellent point de vue en tant que témoin de la croissance et du développement du reggae. Et bien qu'il soit heureux de la façon dont la musique s'est développée au niveau mondial, d'autres domaines laissent à désirer selon lui. "Nous avons déjà créé la pyramide... Il n'est pas nécessaire de réinventer, mais nous avons besoin de préserver ce que nous avons déjà." Smith souligne la façon dont les artistes sont traités et le manque de représentation dans le monde de la musique comme un autre élément de discorde.

Pour lui, il n'y a pas de sécurité, personne à qui faire appel dans les temps difficiles, c'est une véritable faiblesse selon lui, " J'avais quelques problèmes avec certaines entreprises européennes et il n'y avait personne que je pouvais contacter ici en Jamaïque. Tout le monde travaille pour soi, il n'y a pas d'unité." Pour le musicien, son mandat avec la musique est dû à sa créativité et c'est cette volonté créative qui a donné naissance à son dernier projet: Nyabinghi-stra. "Quand vous écoutez  la radio, tout est pareil. Actuellement, Smith est toujours dans l'attente de financement pour son projet et espère que la maison de disque soit inspirée par celui-ci.

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