La fin de certains services gratuits sur le net ?

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Une coalition d’opérateurs américains emmenée par Verizon a lancé une procédure en justice contre la FCC (Federal Communications Commission), organisme régulateur des télécoms aux États-Unis. Au coeur du débat, l’une des questions lancinantes de la neutralité du Net : l’interconnexion entre les plates-formes de contenus et les fournisseurs d’accès. Ces derniers font face à une demande croissante en bande passante, portée notamment par la multiplication des terminaux connectés : les smartphones et les tablettes depuis quelques années, les objets connectés en ligne de mire…

Ils doivent, par conséquent, investir régulièrement dans leurs tuyaux pour maintenir une qualité de service optimale. Soutenu par Comcast, AT&T ou encore T-Mobile, Verizon estime que ces coûts en matière d’infrastructure devraient être supportés pour partie par les diffuseurs de contenus.

En première ligne, Netflix, dont l’offre de vidéo à la demande représenterait parfois, en soirée, jusqu’à un tiers du trafic Internet outre-Atlantique.

Face à l’inflexibilité des diffuseurs, qui considèrent a contrario que c’est aux abonnés des FAI de payer pour ce qu’ils utilisent, Verizon envisage de contrôler le trafic sur son réseau. Aux États-Unis, cette pratique contrevient au principe de la Net neutralité. C’est l’un des aspects que devront étudier les trois juges de la Cour d’appel du district de Columbia, avec un verdict attendu pour la fin de l’année.

Une décision en faveur de Verizon impliquerait, comme le note Les Echos, des différences de traitement entre les grands groupes Internet et les start-up, qui ne bénéficieraient plus des mêmes conditions pour délivrer leurs services.

Mais une telle réflexion s’impose alors que le trafic lié aux contenus vidéo connaît une croissance exponentielle (+55% par an chez Comcast). Cisco estime qu’il devrait tripler d’ici 2017.

En France, ce même dossier oppose Iliad et Google, sociétés mères de Free et YouTube. L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) s’est saisie de l’affaire, sous la pression de plusieurs associations de défense des consommateurs.

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