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Ariane 5 et Alphasat: Tout est OK

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Ariane 5

La 70e fusée Ariane 5 de l'histoire s'est arrachée du sol du Centre spatial guyanais ce jeudi 25 juillet à 16h53 (Kourou), 21h53 (Paris) pour mettre en orbite les satellites de télécommunications, Alphasat, et météo, INSAT-3D. C'est le 56e succès d'affilée pour le lanceur lourd européen.
Alphasat est le plus gros satellite de télécommunications construit par l'Europe. Il est équipé de la toute nouvelle plateforme, Alphabus, développée en partenariat avec le CNES. Il permettra à l’opérateur Inmarsat (International Maritime Satellite Organization) une extension de son réseau mondial de télécommunications en Europe, en Asie, en Afrique et au Moyen-Orient.

Ariane 5 est un lanceur de l'Agence spatiale européenne (ESA), développé pour placer des satellites sur orbite géostationnaire et des charges lourdes en orbite basse. Il fait partie de la famille des lanceurs Ariane et a été développé à compter de 1995 pour remplacer Ariane 4 dont les capacités limitées ne permettaient plus de lancer de manière concurrentielle les satellites de télécommunications de masses croissantes, alors que ce secteur était auparavant le point fort du lanceur européen.

Le premier lancement a eu lieu en 1996 et le lanceur a souffert de débuts difficiles avec deux échecs totaux et deux échecs partiels sur les quatorze premiers lancements. Le lanceur est commercialisé par la société Arianespace qui effectue de cinq à sept lancements, en général double (deux satellites), par an depuis le centre de lancement de Kourou en Guyane. Plusieurs versions ont été développées : la version ECA, la plus récente, peut placer jusqu'à 10,317 tonnes de charge utile en orbite de transfert géostationnaire et 20 tonnes en orbite basse. Ariane 5 est construit par un consortium d'entreprises européennes placées sous la maîtrise d’œuvre d’Astrium.

La fusée qui succédera à Ariane 5 au cours de la prochaine décennie sera dotée de quatre propulseurs à poudre identiques. Objectif : réduire les coûts de lancement de 30 % et permettre à l'Europe de continuer la course en tête dans un marché de plus en concurrentiel et incertain.
Presque aussi haute (50,6 m au lieu de 53 m) mais sensiblement plus légère (660 t au lieu de 780 tonnes) que l'actuelle Ariane 5 (version ECA), cette fusée sera dotée de quatre moteurs à poudre identiques et d'un étage supérieur cryogénique propulsé par le moteur rallumable Vinci, fabriqué par Safran.
Issue d'un «large consensus entre tous les partenaires du programme», cette configuration «conserve l'ADN originel d'Ariane 6», a souligné Jean-Yves Le Gall. Elle permettra de lancer à moindre coût tous les satellites institutionnels de l'Agence spatiale européenne (ESA) et des ses États membres et de rester numéro 1 sur le marché des lancements de satellites commerciaux. Grâce à une poussée de 760 tonnes au décollage, fournie par ses deux propulseurs latéraux (l'allumage de l'étage central n'interviendra que 10 secondes plus tard), Ariane 6 emportera des charges comprises entre 3 et 6,5 tonnes vers l'orbite de transfert géostationnaire (GTO), soit sensiblement moins que les 8 tonnes prévues au départ.
 

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