Les taïkonautes au sommet

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Le commandant Nie Haisheng

La Chine avait peut-être du retard du côté spatial mais elle le rattrape actuellement à grande vitesse. Le Centre de contrôle aérospatial de Beijing (CCAB), en Chine, a annoncé que son vaisseau spatial Shenzhou X ("vaisseau divin") s’était amarré manuellement avec succès au module Tiangong-1 ("Palais céleste") sous les commandes de trois taïkonautes. Lancé le 11 juin dernier depuis le désert de Gobi, dans le nord-ouest de la Chine, Shenzhou X avait tout d’abord permis aux aventuriers de l'espace chinois, Nie Haisheng, Zhang Xiaoguang et Wang Yaping qu’il emmenait à son bord de pénétrer dans le Tiangong-1, le 13 juin, après s’y être automatiquement amarré. Ceci avait alors marqué pour l'équipage le début d'une mission de 12 jours comprenant différentes types d'opérations et d'expériences.

Ce week-end, les trois taïkonautes ont ainsi procédé à l'une d'entre elles : un test d'amarrage manuel. Afin de le réaliser, le Shenzhou X s'est séparé de Tiangong-1 dimanche à 08h26. Puis le vaisseau s’est à nouveau rapproché du module. C'est l'astronaute Nie Haisheng qui étaient aux commandes tandis que les deux autres membres d'équipage, Zhang Xiaoguang et Wang Yaping, surveillaient les instruments et s'assuraient que le vaisseau suivait sa trajectoire. Tous trois sont issus des rangs de l'armée de l'air chinoise.

A 10h00, le vaisseau spatial est entré en contact avec Tiangong-1, et les deux appareils se sont connectés à 10h07. C'est donc une nouvelle réussite pour cette mission qui s'est déroulée jusqu'ici sans accroc. Mais ce n'était pas la première fois que des taïkonautes procédaient à un tel amarrage. En juin 2012 déjà, lors du vol du vaisseau Shenzhou IX, l'équipage avait procédé sans difficulté à un premier baiser spatial en mode manuel. La nouvelle opération ne fait donc que confirmer la maitrise des équipes chinoises. En effet, la Chine devient le troisième pays après les États-Unis et la Russie à acquérir les technologies nécessaires aux procédures de rendez-vous et d'amarrages spatiaux, le test de dimanche prouvant que le pays peut réaliser des amarrages aussi bien automatiques que manuels. Le Tiangong-1, actuellement en orbite depuis plus de 600 jours, restera en service pendant encore trois mois. Il constitue, pour la Chine, une première étape dans la construction d'une station spatiale permanente, un objectif que le pays vise pour 2020. L’amarrage en mode manuel constitue par ailleurs un élément clé de ce programme spatial.

Dans la video ci-dessous le président Chinois Xi Jinping s'entretient avec les 3 taïkonautes.

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