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Charles Dellestable, le nouveau talent 2013

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Ce 23 mai, le prix Nouveau Talent 2013 a été décerné à Charles Dellestable, 44 ans. Son premier roman, Paradis 05-40, a été distingué parmi les 142 manuscrits reçus par la Fondation Bouygues Telecom. Pour ce premier partenariat avec la maison d’édition Jean-Claude Lattès, la cérémonie s’est déroulée à l’hôtel Massa, un lieu chargé d’histoire puisqu’il abrite la Société des Gens de Lettres , fondée en 1837 par Honoré de Balzac, Georges Sand, Victor Hugo,..Paradis 05-40 est le récit de Maurice, qui du fond de sa maison de retraite se remémore le souvenir précieux d’un été en 1940, où quatre inconnus ont surgi dans sa vie pour l’entraîner dans une drôle d’aventure. Ce roman est décrit par l’éditeur comme « un hymne à ces rencontres inattendues, merveilleuses, qui font le sel de la vie. Ce sel qui laisse un goût piquant au fond de la gorge – ou des sillons sur les joues. ». La sortie en librairie est prévue le 3 juin.

Echanges avec l’auteur.

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

C’est ni plus ni moins l’envie de raconter une histoire. De façon générale, j’ai toujours eu envie d’écrire, mais je remettais toujours à demain ce projet. Puis, j’ai eu la possibilité en 2008 de participer à des ateliers d’écritures organisés par une municipalité. Cela a été un véritable coup de foudre.

Qu’est-ce qui a inspiré le sujet de votre premier roman ?

C’est avant tout la confrontation entre le passé et le présent qui m’a séduit. Je trouve notamment la période de l’exode tout à fait fascinante. Pour moi, cet événement est comme un effondrement, une cassure… Des milliers de personnes ont été jetées sur les routes, livrées à elles-mêmes. C’est à mes yeux un terrain fabuleux pour raconter une histoire, pour parler de la fragilité de notre existence qui peut être profondément bouleversée en un jour.

Comment qualifiez-vous votre roman ?

Ce livre n’a pas prétention à être un roman historique. J’ai fait beaucoup de recherches pour que la trame soit parfaitement juste et rigoureuse dans les dates, parce que je pense qu’on n’a pas le droit de tromper le lecteur. Mais c’est avant tout un roman sur l’insouciance, ce que je considère comme une condition indispensable pour mener une belle vie.

Comment avez-vous été amené à participer au prix Nouveau Talent Fondation Bouygues Telecom – Metro ?

J’ai connu ce prix grâce au site bonnesnouvelles.net, qui recense tous les prix littéraires en France. Je m’y étais intéressé parce que j’ai commencé par écrire des nouvelles, comme c’est le cas des jeunes écrivains bien souvent. Certaines ont été publiées, cela m’a encouragé à me lancer dans un premier roman. J’ai ainsi écrit en 2011, Vitrine en cours, que j’ai proposé au Prix Nouveau Talent. Je faisais partie des cinq derniers finalistes, mais mon manuscrit n’a pas été retenu. Puis, en 2012, j’ai eu la chance de participer aux ateliers d’écriture organisés par la Fondation Bouygues Telecom. Cela m’a décidé à présenter un second manuscrit pour l’édition 2013.

Avez-vous d’autres projets d’écriture ?

Je me demande si j’ai encore quelque chose à dire qui puisse intéresser le public. Il faut trouver un sujet d’abord. J’ai néanmoins des idées de personnages qui émergent. Et lorsque je regarde les passants dans la rue, cela m’inspire. Je vais continuer à écrire mais ça sera sûrement plus lent, plus en dilettante.
 

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