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Yuksek, au festival CHORUS le 12 Avril

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Yuksek

Son nom se cache derrière celui de nombreux artistes comme Birdy Nam Nam ou The Bewitched Hands. Mais qu’y a-t-il derrière Yuksek ? Pierre-Alexandre Busson, pour commencer, né en 1977 à Reims. Il suit une formation classique au conservatoire et y apprend le piano pendant une dizaine d’années, jusqu’à dix-sept ans, âge où il abandonne aussi ses études. Au milieu des années 2000, « Pierre », comme l’appellent ses amis et sa mère, commence à se faire connaître avec le groupe Klanguage. Avant de se lancer dans une carrière solo. Il prend en 2006 le pseudonyme de Yuksek, ce qui signifie « haut » en turc. « Il n’y a pas d’anecdotes, d’histoires rocambolesques derrière ce pseudo, sourit-il. C’est difficile de se trouver un nom et celui-ci s’est présenté par hasard. » Grâce à quelques remixes remarqués, Yuksek commence à se produire aux quatre coins du monde. Le pianiste classique est devenu DJ. Un virage à 180 degrés ? « Non, répond-t-il tout de go. Je fais de la musique depuis que j’ai six ans et ce n’est pas près de s’arrêter à mon avis. Mais peut-être que ce que je ferai dans quelques années n’aura plus rien à voir avec ce que je fais aujourd’hui sous le nom de Yuksek. La musique restera le fil conducteur. » Yuksek sort début 2009 Away From the Sea, son premier album. À ce terme, il préfère l’expression « compilation de luxe ». « Pendant mes tournées, j’écrivais, je composais, dans le train, dans les halls d’aéroport, dans ma chambre d’hôtel. Pour ce disque, j’ai donc regroupé des choses qui existaient déjà et qui traînaient dans mon ordi. » Les deux singles Extraball et Tonight le font connaître du grand public et sont même choisis pour des publicités. « Bien évidemment, je fais attention à mon image et à celle de ma musique. Mais je n’ai pas d’états d’âme contrairement à d’autres artistes. Il faut être honnête. On est à une époque où le marché du disque ne se porte pas très bien. La pub c’est donc un moyen de gagner de l’argent pour continuer à faire de la musique. » Toujours extrait de son premier album, le titre Break Ya illustre une scène du film de Valérie Donzelli La Guerre est déclarée. « Ça, ce n’est pas quelque chose que j’ai fait pour l’argent, précise-t-il. C’est quelque chose que j’ai fait parce que c’était intéressant, très gratifiant. Et parce que j’apprécie énormément le travail de la réalisatrice. »

En 2011, Yuksek sort Living on the Edge of Time, un deuxième opus beaucoup plus pop qu’électro. « Ce disque, je l’ai fait en six mois, contrairement au premier. Je l’ai entièrement écrit, composé et produit. Et je chante tous les morceaux. Pour cela, j’ai dû me faire violence parce que je ne suis pas chanteur. Mais j’avais envie de ça, de me mettre en danger. C’était un défi. » Tout comme défendre ce disque sur scène en live avec deux musiciens « traditionnels ». Début 2012, le Rémois décroche une nomination aux Victoires de la musique dans la catégorie « Album de musiques électroniques de l’année ». Face à lui, David Guetta, General Elektriks et, les grands gagnants,Justice. « J’avais peu de chance de l’avoir cette Victoire, reconnaît-il. Mais j’ai pris cette nomination comme une reconnaissance du métier, des professionnels qui votent pour les présélections. Et puis, ça a fait super plaisir à mes parents ». Porte-drapeau de la scène électronique française, Yuksek est aujourd’hui un DJ, producteur, compositeur et remixer reconnu. Sous cette dernière casquette, il a déjà travaillé avec de nombreux artistes tels que Gossip, Gorillaz, Lady Gaga, Mika, Moby, The Prodigy et plus récemment Lilly Wood and The Prick ou C2C. Il a déjà produit les albums de Birdy Nam Nam et de The Bewitched Hands et vient de terminer celui des Juveniles. En plus de sa carrières solo, il est à l’origine de différents projets : Girlfriend, The Krays (avec un autre DJ rémois Brodinski) et Peter & The Magician. « Après mon deuxième album sur lequel j’ai énormément travaillé seul, j’avais envie de revenir aux collaborations. En ce moment, je ne fais plus que ça d’ailleurs, sous différentes formes. J’aime cette ouverture aux autres et l’idée d’écrire une histoire commune. » Prochain projet : la création d’un label. Encore une envie. Encore un nom derrière lequel se cachera, plus ou moins, celui de Yuksek.

En attendant, il clôture la soirée électro du festival Chorus le 12 Avril. Son Dj Set à la Défense sera construit au gré de ses envies, à l'image de sa carrière.
 

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