Qwant,la vérité indexée

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Qwant, Google, Bing, orange, Yahoo

Voilà moins de deux semaines, la surprise a été de taille. Une discrète entreprise française avait mis au point Qwant, un moteur de recherche de nouvelle génération capable de se hisser au niveau d’un Google ou d’un Bing. L’opération de communication était parfaite, avec l’envoi à toutes les rédactions d’un communiqué de presse simple, discret et laconique annonçant ce lancement. Globalement, le « coup de com’ » a très bien fonctionné. Surpris, les médias ont braqué leurs phares sur ce nouveau moteur de recherche, français de surcroît, qui met l’accent sur les réseaux asociaux. Mais voilà : après l’effet de surprise, cette campagne de communication s’est violemment retournée contre ses auteurs.

Ce qui a fait tiquer certains journalistes, c’est le fait que le communiqué ne s’étendait pas en considérations techniques sur le fonctionnement du moteur de recherche. Comment Qwant pouvait-il apporter quelque chose de nouveau et se frotter à un ténor comme Google ou un Bing après seulement deux ans de préparation ? De nombreux nouveaux moteurs promettant des merveilles sont apparus depuis quelques années. Ainsi, le Web a accueilli quelque temps des moteurs à la carrière parfois éphémère tels que Wolfram Alpha, Exalead, Blekko, DuckDuckGo, Teoma, Trapit, ou encore Volunia, sans parler des moteurs spécialisés. C’est la puissance des serveurs et de l’indexation qui l’emporte systématiquement.

C’est pourquoi, dubitatifs, certains ont cherché la petite bête et comparé les résultats de Qwant avec ceux de Google, puis d’autres moteurs de recherche, notamment Yahoo! et Bing. Les résultats montraient que les résultats proviennent clairement de Bing. Du coup, la légende du moteur de recherche 100 % français s’est transformée en un véritable feu de paille.

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