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Le supercalculateur Europeen

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Supercerveau

La commission européenne a officiellement désigné le projet Humain Brain Project (HBP) comme l’un de ses projets FET Flagship.Le projet HBP vise à construire un supercalculateur capable de simuler le cerveau humain. Le but serait de réunir toutes les connaissances actuelles sur le cerveau humain afin de le reconstituer, pièce par pièce, dans des modèles et des simulations informatiques.Selon les informations publiées sur le site du projet, HBP devrait « ouvrir de nouvelles perspectives permettant de mieux comprendre le cerveau humain et les maladies neurologiques ». Le développement de technologies novatrices dans les domaines de l’informatique et de la robotique est également visé par le projet.

Les travaux autour de ce projet débuteront à la fin de cette année et dureront dix ans. Le coût global du projet serait estimé à 1,19 milliard d’euros.Le projet regroupera des spécialistes des neurosciences, médecins, physiciens, mathématiciens, informaticiens et éthiciens de plus de 80 institutions européennes et internationales de recherche.

En France, le projet implique la participation du CEA, de l’Inserm, du CNRS, de l’Inria, mais également de l’Institut Pasteur, du Collège de France, du Centre hospitalier universitaire de Vaudois (CHUV) et de l’Université Victor Segalen Bordeaux II. L’Institut Européen des Neurosciences Théoriques (EITN) sera créé dans le cadre du projet en région parisienne.

La simulation la plus complexe du cerveau humain est actuellement l’œuvre des chercheurs canadiens de l'Université de Waterlo, qui ont construit le premier cerveau artificiel disposant d'aptitudes lui permettant, par exemple, de voir des images, de les retenir et de répondre à des questions.Son nom:Spaun (Semantic Pointer Architecture Unified Network). Avec ses 2,5 millions de neurones informatiques, il est capable de répondre à 8 types de requêtes. C’est peu par rapport aux capacités cérébrales humaines, mais le prototype tend à être amélioré. De plus, ce ne sont pas ses succès qui le rendent unique, mais plutôt ses échecs. Les chercheurs canadiens travaillent à la mise à niveau de leur cerveau artificiel pour intégrer de nouvelles fonctions et améliorer encore son temps de réponse. Malgré les progrès dans l’informatique, il faudra encore de longues années avant qu’un ordinateur puisse modéliser parfaitement notre matière grise.

Là où Spaun nous ressemble, c’est qu’il commet les mêmes erreurs que nous et manifeste des comportements identiques. Lorsqu’on lui pose une question, il marque un temps d’hésitation, ou plutôt de réflexion, d’une durée équivalente à celui d’un être humain. Aussi, s’il doit mémoriser une liste de nombres, il se trompe si celle-ci est trop longue. De plus, il se souvient mieux des nombres du début et de ceux de la fin, victime comme nous des phénomènes de primauté et de récence. Les premiers nombres assimilés sont les plus répétés, ils intègrent donc la mémoire à moyen terme (primauté). Les nombres à la fin de la liste sont les derniers récités et n’ont pas encore quitté la mémoire à court terme (récence).

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